La gérontopsychiatrie implique des interventions coordonnées entre psychiatres et gériatres

Les spécialistes concernés par les troubles psychiatriques des malades âgés ont fait plusieurs observations au cours de ces dernières années [1] :

  • De nouvelles pathologies psychiatriques peuvent se déclarer au cours du vieillissement ;
  • Les symptômes des maladies psychiatriques prennent des aspects différents que chez les plus jeunes ;
  • Les maladies neurodégénératives, s’accompagnant fréquemment de pathologies, symptômes ou troubles du comportement qui nécessitent l’intervention d’un psychiatre ;
  • Avec l’âge, toute pathologie organique peut induire des troubles mentaux et réciproquement.

Ces particularités ont créé chez certains psychiatres et gériatres, le besoin d’unir leurs compétences pour proposer des solutions thérapeutiques mieux adaptées aux patients âgés. Les expériences de soin les plus efficaces ont souvent été le résultat de cette entente.

Le contexte de la vieillesse justifie donc une approche thérapeutique particulière qui a donné naissance à la gérontopsychiatrie, une nouvelle discipline née de l’expérience commune des psychiatres et des gériatres.

Sur un plan théorique, la gérontopsychiatrie correspond simplement à la psychiatrie de la personne âgée, dans une approche globale, continue et pluridisciplinaire.  De façon plus concrète, elle propose une prise en charge spécifique qui place la personne âgée au cœur d’une collaboration entre psychiatres et gériatres avec un objectif de meilleure efficacité thérapeutique.

Elle exige du psychiatre d’être une interface permanente avec la médecine interne gériatrique pour permettre une approche globale du patient et coordonner les actions thérapeutiques.   

 


[1] Ritchie K et Le Dafniet M. Epidémiologie des troubles mentaux chez le sujet âgé. In : Léger JM, Clément JP et Weirtheimer J. Psychiatrie du sujet âgé. Ed Médecine-Sciences Flammarion 1999, Paris : 26-34.

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